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Les élections à date fixe au Québec favorisent la planification de l’organisation d’activités susceptibles d’intéresser plus particulièrement les citoyens.

C’est ainsi que l’équipe de Voix citoyenne a voulu, dès le mois de mai dernier, organiser un débat réunissant des représentants de tous les partis pour les amener à préciser leurs positions sur certains enjeux régionaux.

Ce débat a eu lieu le 10 septembre dans les locaux de l’École nationale d’administration publique sur le Boulevard Charest. Deux cents personnes y ont assisté. L’animation a été sous la responsabilité de deux personnes provenant de l’Institut Jean-Garon d’une part, et, d’autre part, de l’Université Laval.

La porte-parole de Voix citoyenne, Mireille Bonin, a fait aussi bien le mot d’ouverture que celui de clôture pour remercier les représentants des partis présents, soit (dans l’ordre où ils étaient assis à la table) :`

  • le Parti Vert;

  • le Parti Conservateur du Québec;

  • le Nouveau Parti Démocratique du Québec;

  • Québec Solidaire;

  • le Parti Québec.

Le Parti libéral et la Coalition Avenir Québec n’ont pas participé à ce débat. Ce n’est pas sans soulever de sérieuses questions sur leurs considérations des préoccupations citoyennes, de monsieur et madame Tout-le-monde pour lesquels ces deux partis disent travailler.

Le débat comme tel s’est divisé en deux grandes parties : la prise de position de chacun des partis représentés sur certaines questions liées à l’éducation, à la santé, à l’économie et ce, dans une perspective de développement durable, ainsi que de gouvernance démocratique. Puis, par la suite, les représentants des partis ont été amenés à répondre à près d’une trentaine de questions déposées, le soir même, par les citoyens.

Les enjeux environnementaux ont été le fait marquant des deux heures du débat, que ce soit la protection des terres agricoles et, en conséquence, le maintien de leur zonage vert, la qualité de l’air et la question de l’incinérateur de la Ville, une politique 0 déchet, la préservation de l’eau et sa qualité, la question des espaces verts de même que la dernière forêt de la région.

Quant à la gouvernance démocratique, ces partis semblent conscients de l’impact négatif pour les citoyens de l’abolition du droit au référendum découlant de l’adoption de la loi 122 sur les gouvernements de proximité et de son remplacement par une politique de consultation.

Il est sûr que les différences entre les prises de position de ces cinq parties ont pu, à l’occasion, sembler assez marquées, si l’on songe par exemple, à l’écart entre Québec Solidaire et le Parti Conservateur. Toutefois, sur certains sujets, les partis ont pris des positions qui paraissaient convergentes. On peut évoquer alors l’importance d’une éducation citoyenne pour tous et toutes.

Il n’en a pas été de même pour d’autres questions, comme celle de l’institution indépendante de consultation qui pour le Parti conservateur du Québec, perdrait de son importance si le droit au référendum était rétabli. Du point de vue du Parti Québécois un tel organisme paraîtrait cependant fort utile. Cependant les limites d’une telle institution semblent importantes, si l’on songe par exemple, à l’établissement d’un aérodrome sur des terres agricoles, comme à Neuville,ou encore à la question du Port de Québec, les lois fédérales s’avérant prépondérantes sur les lois québécoises.

Enfin, en vue de favoriser la participation citoyenne, Québec Solidaire souhaitait l’élaboration d’un budget participatif.

Les différences entre les partis semblent grandes en matière économique, surtout quand est posée la question de la prise en considération la valeur écosystémique des milieux. Pour l’un,il ne peut être question d’affecter les écosystèmes d’une valeur économique,pour l’autre,il faut aller vers la décroissance, la terre ne pouvant supporter plus longtemps le développement actuel,

La question d’affecter 1% du budget des infrastructures au verdissement ne fait pas l’unanimité. Certains doutent de l’efficacité d’une telle mesure dans lutte aux gaz à effet de serre (GES) et aux changements climatiques. Plusieurs paraissent conscients de l’importance du transport en commun à cet égard. Ils précisent également que les choix locaux d’aménagement d’une ville représentent un facteur stratégique dans la lutte aux GES.

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