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Ce débat a été organisé à Québec, le 18 septembre, par l’Institut Jean-Garon. Il a permis de rassembler les représentants de quatre partis politique, le Parti libéral, la Coalition avenir Québec, Québec solidaire et le Parti québécois. Françoise Guénette a assumé l’animation du débat.

Après que les participants se soient brièvement positionnés sur les enjeux du secteur de l’agriculture, le débat a permis d’aborder quatre questions distinctes et, par la suite, les participants ont été invités à répondre à certaines questions des citoyens présents dans la salle (près de 200).

Il me paraît pertinent de dire d’entrée de jeu que les participants semblaient tous les quatre d’accord pour dire qu’il y avait beaucoup à faire pour assurer le développement du secteur de l’agriculture.

Ainsi, il a été questions de la révision des lois encadrant l’agriculture, de la révision des programmes afin de mieux soutenir les producteurs, afin également de favoriser davantage la relève agricole, il a également été fait mention de faciliter la production hors quotas. Enfin, il est certain que les travailleurs du secteur font face à des conditions difficiles si on pense, par exemple, aux échanges internationaux perturbés par des batailles économiques initiées, notamment par le gouvernement américain, un bon soutien s’avère particulièrement important pour la suite des choses. Enfin, la mission de l’agriculture est celle de nourrir la population, tous estiment ça essentiel et valorisent grandement les produits du Québec qui devraient trouver une meilleure place dans les magasins de grande surface.

Pour tous, l’agriculture représente un secteur structurant non seulement pour le Québec, mais aussi pour les régions du Québec.

Sur le dossier de la gestion de l’offre, un dossier très présent dans l’actualité, un dossier majeur en train d’être négocié par le fédéral, certains précisent que tout effritement de cette gestion met à mal les structures financières des fermes, mais aussi des programmes du gouvernement du Québec destinés à soutenir le secteur.

Des accords ont inclus des formules de compensation, l’accord avec l’Europe par exemple, mais celles-ci se sont avérées limitées par rapport aux besoins – 350 millions$ par rapport au 1, 5 milliard 500 millions évoqué par les producteurs.

L’importance de conserver les terres agricoles a également été soulignée, la proportion de terres cultivables au Québec étant si faible, 2% du territoire, il ne faut pas gaspiller ce « trésor ». Il est possible, selon une des participantes, qu’une meilleure utilisation d’un outil comme les Plans de développement des zones agricoles (PDZA) puisse aider à contrer des décisions prises par des municipalités comme la Ville de Québec, avec la demande de dézonage de bonnes terres agricoles.

En matière de gouvernance, les participants conviennent qu’il serait opportun de revoir non seulement les lois, mais aussi le mandat de la Financière agricole. Pour ce qui est de la syndicalisation unique dans le secteur, certains croient qu’elle devrait être aboli alors que pour d’autres, c’est un sujet qui appartient au monde agricole.

Au regard des changements climatiques et des enjeux environnementaux, il est souhaité que le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) joue un plus grand rôle, qu’il reprenne un certain leadership, que la recherche soit davantage valorisée pour favoriser de nouvelles pratiques par exemple.

La révision des programmes devrait permettre l’accès à des petits producteurs, cela suppose un soutien particulier à cette catégorie d’agriculteurs.

Les petits producteurs, est-il rappelé, sont capables de produire beaucoup sur des surfaces restreintes, cependant, cela soulève la question du possible morcellement des terres. Il s’agit là d’un mouvement qui pourrait être encadré.

En conclusion,monsieur Bégin de l’Institut Jean-Garon rappelle la difficulté de s’engager dans de tels changements, mais qu’il existe toutefois un « livre de recettes », il s’agit du rapport Pronovost qui date de 2008 déjà. Il serait sage de mettre en œuvre les recommandations qui y sont contenues afin d’apporter les changements souhaités au monde agricole.

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