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Le conseil de quartier du Vieux Limoilou a organisé, le 6 octobre, une présentation d’un modèle de densification durable et souhaitable.

Alexandra De La Cruz, design urbain, de l’organisme Vivre en ville a partagé l’information quant au modèle de densification mis de l’avant par l’organisme au sein duquel elle travaille.

Ce modèle a été nommé « Oui dans ma cour », tout dépend, selon elle, des conditions de mise en œuvre de la densification urbaine.

Pour Vivre en ville, densifier n’est pas une fin en soi, c’est plutôt une stratégie visant à améliorer des milieux de vie. Dans cette perspective, la question de l’acceptabilité sociale représente une donnée majeure.

La densification doit aider une ville à faire face à de nombreux enjeux, il est question de protection des zones agricoles et des milieux naturels, d’éviter l’étalement urbain, de participer à la lutte aux gaz à effets de serre, d’optimiser les dépenses publiques, etc.

Se soucier de densification durable signifie aussi des logements abordables, des modes de vie qui favorisent le transport actif actif (marche à pied, vélo, transport en commun).

Le modèle de Vivre en ville vise à ce que les milieux soient complets, par conséquent, qu’ils comportent, des services de toutes sortes, dont des commerces de proximité, des écoles, des logements pour toutes les catégories de ménages, l’accès facile à un transport en commun efficace, des parcs, des espaces verts, des rues dotées de trottoirs bien déneigés l’hiver.

Certains rappellent que la densification peut aussi se concrétiser par la consolidation des milieux. Concrètement, cela signifie améliorer ce qui existe déjà. Il est question d’une intégration harmonieuse dans la trame du quartier, par l’architecture, les matériaux, etc. Un des risques des gros projets est celui de créer une enclave dans un quartier alors qu’il est nécessaire d’assurer des liens entre les quartiers.

On peut parfois assimiler densification à densité. Toutefois, ce dernier concept n’est qu’un chiffre, la densité ne devrait être mesurée qu’à l’échelle d’un quartier pour permettre de se donner une image concrète de la réalité. La densité mesurée par projet n’est révélatrice que de la rentabilité de celui-ci.

La densification peut prendre diverses voies en fonction des projets, transformation de maisons existantes pour en faire plusieurs logements, ajout d’étage(s) à un bâtiment existant, construction à l’arrière d’une maison, construction sur un terrain vacant. Madame De La Cruz insiste sur le fait que l’ajout d’un seul logement accroît la densification d’un quartier.

Enfin, il est important que les projets soient à l’échelle humaine – madame De La Cruz évoque certains éléments qui facilitent le fait que les gens voient un projet comme porteur de cette échelle, dont des façades actives qui font sentir que des êtres humains y habitent, la conservation des arbres, l’amélioration du verdissement, etc.

C’est donc dire que l’acceptation des projets présentés par les promoteurs ne peut que découler d’une vision urbanistique globale qui dit à quoi la ville ressemblera dans quelques années, qui identifie les acquis à préserver de même que ce qui peut être amélioré, qui clarifie quelles sont les besoins et les aspirations.

Le développement d’une ville ne peut se faire que dans une vision concertée de l’administration de la Ville, des promoteurs et des citoyens.

Il serait idéal que cela se fasse en amont de la présentation des projets. Des groupes de travail rassemblant toutes les parties devraient donc être constitués. La participation de tous les acteurs devrait être requise et se concrétiser de façon constructive, chacun devant réfléchir sur la base du bien commun (quelle ville chacun peut vouloir léguer à la génération suivante ou à celle de leurs petits enfants).

 Une telle démarche participative suppose aussi que chacun comprenne les compromis nécessaires pour arriver à un projet souhaitable pour la collectivité.

 En tant que citoyenne intéressée par le développement de la Ville de Québec, je ne peux que me questionner sur une telle vision urbanistique globale, Québec ne me paraissant pas disposer de cet outil qui serait très précieux non seulement pour les citoyens mais également aux promoteurs. L’absence d’un tel outil me paraît un élément majeur pour expliquer les relations souvent difficiles entre la Ville, les citoyens et les promoteurs et ce, dans de très nombreux quartiers.

 

 

 

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