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Les villes de Montréal et de Québec sont confrontées à un débat sur l’insertion de projets immobiliers gigantesques dans la trame urbaine.

Pour Montréal, il s’agit du Royalmount, pour Québec Le Phare.

Ces projets présentent des points communs, à mon avis. Ainsi, d’entrée de jeu, dans le texte sur le Royalmount, paru dans La Presse+, intitulé « Royalmount un projet des années 50 » il est question d’un projet qui s’inscrit dans un contexte urbain déjà très congestionné, il en est de même du Phare où l’attente pour les ponts est longue à partir du milieu de l’après-midi pour le soir et très tôt le matin,soit autour de 7h30.

Ces deux projets auront des impacts importants sur les commerces situés à proximité, la rue Ste-Catherine modernisée à très gros coûts ou le quartier DIX30, les centres d’achats de Ste-Foy (Laurier Québec, Place de la Cité et Place Ste-Foy).

Ces deux projets semblent être avoir bénéficié d’un accueil favorable de certains décideurs municipaux en raison des impôts fonciers importants que les Villes pourraient retirer de ces projets, en dépit du fait qu’ils ne s’intégrent pas harmonieusement dans l’ensemble urbain.

Les deux projets vont requérir des travaux majeurs pour ce qui des infrastructures qui les entourent, routes, aqueduc, égouts. Ces travaux seront faits, rappelons-le, avec de l’argent public.

Les deux projets présentent une acceptabilité sociale très basse. Il suffisait d’assister à une des fameuses soirées de consultation en octobre dernier sur le Phare ou de lire les journaux, les opinions négatives à propos de ce projet ont été fort nombreuses.

Il a été recommandé de suspendre la réalisation du projet Royalmount, le promoteur s’est montré ouvert à la bonification du projet. Cela ne semble pas être le cas pour le Phare. Un Phare qui paraît présenter d’importantes ressemblances avec le projet de la Grande Place qui devait se concrétiser dans les années 1980 à St-Roch, un projet vu en lieu et place de l’actuel jardin St-Roch et de l’îlot Fleuri à proximité, un projet cher au maire Pelletier, le mentor de Régis Labeaume.

Pourquoi ces sorts différents? Ces projets gigantesques sont susceptibles d’impacts majeurs non seulement sur les quartiers environnants,mais encore sur l’ensemble de la Ville, ce sont des projets qui s’intègrent mal à la trame urbaine, des projets qui risquent de devenir des ghettos. Ça ressemble à un urbanisme des années ‘50. pourtant,nous sommes maintenant en 2019 et lorsque le Phare sera terminé, dans 10 ans, nous serons pratiquement en 2030.

Il serait plus sage de procéder à une véritable consultation telle que le Bureau d’audiences publiques pourrait la réaliser et de tenir compte du point de vue citoyen. De cette façon,les citoyens auraient le sentiment qu’ils comptent pour la Ville, qu’ils sont vraiment des parties prenantes dans les dossiers de la Villes alors que là, on peut dire que le legs de l’équipe Labeaume sera un projet qui risque de dénaturer l’entrée de la Ville pour des décennies, qui risque aussi des impacts divers de tous ordres . Il n’en tient qu'au gouvernement du Québec qui doit avoir un certain pouvoir dans ce dossier. J'abonde là, dans le même sens que madame Lysiane Gagnon pour le projet Royalmount de Montréal.

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