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Trois belles occasions de mieux connaitre madame Michèle Ouimet : la lecture de son livre L’HEURE MAUVE, un article sur la mort de ses parents et ce présent article où elle fait ses adieux à La PRESSE où elle a œuvré pendant 29 ans.

Il s’agit de sa dernière chronique qui porte sur sa vieillesse. Rien n’est évident pour personne d’assumer le mot vieux ou vieille, les cheveux gris, les bobos, les tarifs réduits, etc. Cette prise de conscience, elle semble y mettre le doigt dessus via le regard, l’attitude et les réactions des autres... Les années de reportages à l’étranger sont aussi « imprimées » dans la vie de madame Ouimet. Son corps se charge d’émettre des signes évidents de la soixantaine qui s’affiche. Cela me rappelle une phrase déjà lue et bien présente dans ma tête : celui qui dit qu’il n’a pas de mal à 60 ans ou bien il est menteur ou bien il est mort.

Rêves, appréhensions, sérénité

Elle jette un regard rétrospectif sur la mission accomplie à la Presse et elle le fait de façon transparente et touchante. En regard de sa retraite qui s’amorce, ce qui la fait davantage vibrer, c’est la peur du vide, le radotage et la nostalgie... En la lisant, je crois que nous, les « déjà retraités », nous pouvons nous reconnaitre à travers ses mots qui expriment si bien ses sentiments et ses émotions. Chacun, chacune à notre façon, nous cheminons sur cette nouvelle voie de la retraite avec des appréhensions diverses, avec des projets et des rêves plein la tête, avec des engagements là où la vie nous fait signe. L’important, c’est d’avancer avec le plus de sérénité possible, et à l’instar de cette journaliste, y ajouter une forte dose de confiance au temps qui fera son œuvre. Bonne retraite, madame Ouimet!

Bien que je sois encore loin de la retraite, n’ayant que 45 ans, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt le texte de Mme Ouimet. Un texte qui m’a fait réfléchir et sourire en même temps.

La retraite fait partie d’une «Transition de vie» selon mes notes de cours en gérontologie au même titre que le départ des enfants ou la perte du conjoint. Souvent, la retraite vient aussi avec une baisse de revenu, qui peut devenir un stress pour certains. Il faut savoir que le seuil de pauvreté tend à augmenter chez les aînés.

Une étape à préparer

Quoi qu’il en soit, en lisant cette chronique, je me suis dit que si nous nous préparons bien, cette nouvelle étape de la vie peut être belle et sereine. Ça laisse place au temps comme le dit Mme Ouimet dans sa chronique «C’est ça aussi, vieillir, laisser du temps aux temps. De Cervantès» J’adore cette phrase pleine d’espoir et de douceur.

Bien sûr il est normal d’avoir peur. La peur de s’ennuyer, de l’isolement ou tout simplement la peur du vide comme Mme Ouimet le dit si bien. Cette transition de vie est souvent le premier signe majeur de la vieillesse qui nous frappe. La retraite est la fin d’une étape et le début d’une autre. L’important est de rester actif mais d’une autre façon. Actif dans la société en acceptant de faire du bénévolat ou en effectuant des loisirs que nous aimons. Si possible s’entourer de nos enfants et petits-enfants qui peuvent apporter joies et réconforts et entretenir nos amitiés et s’en créer de nouvelle. Pourquoi pas!

Plus ou moins simple à réussir

Évidemment je suis bien consciente que ce n’est pas aussi simple pour tout le monde. Plusieurs autres facteurs entrent en ligne de compte lors de la retraite tel que la santé générale, les finances, les liens familiaux, le réseau social etc. Mais je demeure optimiste que la retraite peut être une belle et longue aventure où nous pouvons mettre à profit nos connaissances et nos compétences dans ce que nous aimons vraiment. Tout est une question de préparation! C’est d’ailleurs le sujet de mon prochain cours dans mon certificat en gérontologie «Enjeux individuels et collectifs de la retraite». Je crois que serai outillé pour bien saisir les déterminants et les défis que représente la retraite. Et vous, êtes vous prêt?

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