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On le sait qu’on est tous appelé à mourir, certains avancent même que la vie est une maladie mortelle, sexuellement transmissible. Mais, ce n’est pas parce que rationnellement, on sait ça que ce soit plus facile de faire face au départ d’une personne chère, amoureux, conjoint, mère, père, frère, sœur, ami ou amie, etc.

Pour certaines personnes que la vie a amenée à aller vivre dans une autre région, l’accompagnement d’une personne en fin de vie peut s’avérer problématique en raison de l’éloignement et, par conséquent, du sentiment d’impuissance qui peut en être généré. Ces personnes peuvent aussi avoir de la difficulté à bien percevoir l’évolution de la situation, n’étant pas en mesure de voir assez fréquemment la personne en fin de vie et constater ses pertes, aussi bien physiques, que cognitives dans le cas des personnes âgées.

Même en voyant régulièrement une personne en fin de vie, il est difficile d’accepter le départ de quelqu’un de significatif dans sa vie. Ce départ marque, sans nul doute, la fin d’une étape de vie pour chacun et chacune. Faire un tel deuil, c’est aussi être amené à accepter, émotionnellement, sa propre fin. Tout ça est loin d’être facile. Les émotions sont intenses, ce qui comprend aussi la colère face à son impuissance, face aux autres proches dont il est possible de croire qu’ils soient tentés de ne pas inclure tous les proches à un moment ou à un autre, même si les événements n’iraient pas du tout dans un tel sens.

Reconnaître toutefois son chagrin ou son angoisse face au départ définitif de quelqu’un de proche, apparaît comme un pas essentiel du deuil à venir, qu’il soit relativement proche (quelques mois par exemple) ou plus éloigné (quelques années). Prendre conscience que l’angoisse face à la mort peut provoquer des sentiments d’abandon, voire d’exclusion parce que c’est difficile d’appréhender ce que sera la vie quand la personne chère sera vraiment partie. C’est d’autant plus difficile que la personne a pu être un pilier dans la vie de quelqu’un comme le cas d’un parent et ce, en dépit des défauts du parent en question.

S’engager dans un tel chemin de conscience est possible, mais douloureux, c’est certain. Mais est-il possible d’y échapper? Je ne crois pas, c’est à ce prix que le deuil peut vraiment se faire. Le chemin du deuil est vraiment personnel, il ne peut se calculer en semaines ou en mois, chacun ne peut le faire qu’à son rythme et, pour moi, il n’y a pas de période de temps au-delà duquel le deuil devrait être fait.

Pour les personnes qui ont accompagné de près quelqu’un, cela peut être une épreuve importante, le départ de quelqu’un risque de laisser un grand vide que l’aidant devra reconstruire. Cela suppose cependant beaucoup d’énergie et avoir un réseau de soutien autour de soi, ce qui n’est pas toujours le cas.

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